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Violences contre les civils en Centrafrique : le rapport de MSF

Par journaldebangui.com - 20/02/2019

Un rapport qui accable d’une trentaine de pages, qui accable les groupes armés, et réalisé en octobre 2018, dans la ville de Batangafo (Nord).

 

Médecins Sans Frontière (MSF) vient de rendre publier son rapport sur les attaques commises par les groupes armés (anti-Balaka et anti-Séléka), contre les populations civiles en Centrafrique. Un rapport accablant d’une trentaine de pages, réalisé en octobre 2018, dans la ville de Batangafo (Nord).

Signé par le Chef de Mission de MSF, Omar Ahmed Abenza, le document met également en exergue l’inefficacité des casques bleus dans la protection des civils et les menaces proférées à l’égard des personnels soignants de l’ONG médicale.

On y trouve aussi des actes de pillage et de vandalisme des sites des déplacés et des centres sanitaires, empêchant ainsi les malades et les blessés d’accéder aux services.

«On a aussi vu la même situation à Alindao, où la Minusca (mission de l’ONU en Centrafrique) n’était pas capable de protéger la population civile contre les groupes armés», explique Jesùs Toro, coordinateur des activités de Médecins sans frontières (MSF) à Batangafo.

Pour rappel, le mois d’octobre 2018 aurait été difficile pour les habitants de cette fraction de la Centrafrique. Les rebelles des ex-Séléka avaient attaqué le site des déplacés de Batangafo, provoquant la mort d’une vingtaine de personnes sous prétexte que le site abritait leurs ennemis anti-Balaka.

 


© Droits réservés
Les affrontements entre anti-Balaka et anti-Séléka ont provoqué la mort d'une vingtaine de personnes.
Une attaque qui avait provoqué l’incendie des habitations, la fuite de milliers d’habitants de la ville vers la brousse mais aussi dans l’hôpital tenu par MSF où ils ont trouvé refuge. L’ONG MSF dénonce la passivité des casques bleus qui se trouvaient à quelques mètres du site des déplacés où l’évènement s’était produit.

A Centrafrique, une quinzaine de groupes armés se combattent pour le contrôle des ressources minières, et provoquant une psychose au sein de la population. Pour ce qui est de l’autorité de l’Etat, celle-ci est quasi-inexistante dans plusieurs provinces pour la plupart contrôlées par ces groupes armés. La Minusca est régulièrement accusée de passivité, voire même de connivence dans certaines zones du pays.

Bon à savoir, le 06 février dernier, un accord a été conclu à Khartoum entre le Gouvernement et 14 groupes armés en présence des chefs d’Etats centrafricain Faustin Archange Touadéra et soudanais Omar el-Béchir.
 
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