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Centrafrique : Des véhicules du CICR braqués par un groupe armé dans le Nord-ouest du pays

Par rjdh - 26/03/2018

Un convoi du CICR est tombé dans une embuscade tendue par un groupe armé, le mercredi dernier, à quelques encablures de la ville de Nangha Boguila.

 

Un convoi du CICR est tombé dans une embuscade tendue par un groupe armé, le mercredi dernier, à quelques encablures de la ville de Nangha Boguila. L’équipage a été dépouillé de tout.

Le convoi du CICR était composé de neuf véhicules dont six camions transportant des vivres. La destination finale était la ville de Markounda où au moins 7000 déplacés sont depuis plusieurs mois privés de vivres du fait des attaques récurrentes dans la région. Le convoi, selon les informations du RJDH, est tombé dans l’embuscade le mercredi à la mi-journée entre Bossangoa et Nangha Boguila.

L’équipage a été dépouillé de tous ses biens, « le convoi du CICR a été arrêté et des hommes armés ont pris les téléphones portables, ordinateurs, argent, bref tout ce que le personnel avait sur lui. Après négociation, ils ont libéré le convoi », a confié au RJDH le lieutenant Stanislas Gamanandji, sous-préfet de Nanga Boguila, ville située à environ 80 km de Markounda, destination finale du convoi de CICR.

Les neuf véhicules du CICR sont depuis le jeudi stationnés à la base de la Minusca à Nana Boguila. Le CICR procède depuis ce matin à l’évacuation de l’équipage des véhicules ainsi de certains membres de la Croix Rouge locale. Trois jours avant l’embuscade tendue au convoi du CICR, quatre membres de la Croix Rouge locale (Nangha Boguila) ont été tués par ce groupe armé qui a aussi pillé le siège local de cette structure.

 


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Contacté par le RJDH, Ananie Kulilushi, délégué du département de communication à la délégation du CICR-Centrafrique, tout en confirmant l’information, a annoncé la suspension des activités du CICR dans la région, «nous étions en train de rejoindre la ville de Markounda pour alléger la souffrance de la population mais, avec tout ce qui se passe, nous sommes obligés de prendre du recul, de suspendre les activités en attendant que les choses soient claires »,explique-t-il.

Les incidents sécuritaires sont récurrents ces dernières semaines entre Bossangoa et Markounda. Six acteurs humanitaires engagés dans le domaine de l’éducation dont un agent de l’Unicef ont été tués le 25 février dernier dans la région par des hommes armés non identifiés. Cet incident avait obligé le secteur éducatif centrafricain à observer des journées sans éducation en signe de protestation.
 
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